SITES INSCRITS ET CLASSÉS "MONUMENTS HISTORIQUES"

Huit monuments sont inscrits et classés à l'inventaire des monuments historiques :

Monuments classés à l'inventaire :

 

Église Paroissiale de Saint-Paul :
Située au plus haut du village, elle est dominée par la tour carrée de son clocher, ancien donjon beffroi du château. Édifiée au XIIIe siècle, comme en témoigne le chœur roman, elle possède une nef unique, dont l'allure carrée est renforcée par des collatéraux gothiques ajoutés au XVe siècle. Ses chapelles abritent quelques œuvres remarquables tels que la Vierge en albâtre du XVe siècle, baptistère en marbre de Carrare. Grâce à Antoine Godeau, évêque de Vence, l'église paroissiale devient Collégiale de la Conversion de Saint-Paul en 1666 et Louis XIV approuve cette érection le 20 juin 1667.

Mairie -Tour du XIe siècle :
L'ancien château, dont il ne reste aujourd'hui que le donjon, est devenu l'actuelle mairie depuis le XVIIIe siècle. Elle intègre dans le parement de nombreuses pierres d'un édifice médiéval. Au sommet de ce donjon, se trouve une cloche fondue de 1443 et mue par un mécanisme médiéval sur laquelle est inscrite la devise « Hora est jam de somno suggere » (les heures nous invitent à la rêverie).

Remparts et Cimetière :
Au cours du Moyen Age, les fortifications furent le signe le plus visible du pouvoir seigneurial du village. Le cimetière regarde la Méditerranée, veille sur les premières vagues de collines qui montent du littoral, se dore au soleil couchant. A l'horizon la mer et l'Esterel. Ici une petite chapelle, des cyprès centenaires, les dernières pierres des remparts. Ce lieu poétique et champêtre, où les tombes refusent toute mise en scène, comme celle de Marc et Vava Chagall ou encore la sépulture d'Aimé et Marguerite Maeght.

Monuments inscrits à l'inventaire :

La porte de Vence et la Tour :
La porte de Vence, faite d'un arc en plein cintre correspond à l'entrée du village. La tour à mâchicoulis, datable de la deuxième moitié du XVe siècle avec une canonnière au premier étage, resta tout de même intégrée dans le système défensif du XVIe siècle. L'objectif principal était la protection de l'entrée nord du village.

La Grande Fontaine :
La fontaine, au cœur de Saint-Paul, est l'une des plus célèbres de France. Elle date de 1615, elle a été classée en 1850. La fontaine est de style provençal. Au-dessus du vasque de la fontaine, les barres en fer servaient de support pour les cruches. De nos jours, ces barres sont incurvées. La place de la Fontaine, accueillait les étals des colporteurs.

Le Pontis :
Petit pont couvert permettant d'accéder d'un bâtiment à l'autre datant du XVe siècle. Le pontis est inscrit à l'inventaire depuis 1932.

Chapelle Notre-Dame de la Gardette dite Saint-Georges :
Elle existait déjà à la fin du Moyen Âge. Elle se situait dans un lieu nommé La Gardette où l'on se réfugie pour se protéger, sur la colline qui la surplombe. La chapelle fût restaurée au XVIIIe siècle et embellie par des décorations en stuc et en trompe l'œil. Elle devint au cours de ce siècle la Chapelle des Villeneuve-Thorenc dont le château se situait plus haut à Passe-Prest. La démolition de la Chapelle Saint-Georges, ancien patron de Saint-Paul, en raison de la construction des remparts sous François 1er, eut pour conséquence le transfert de l'autel de Saint Georges à la Chapelle de Notre Dame de la Gardette, d'où sa seconde dénomination Saint-Georges et aussi celle de Notre Dame de la Pitié. Face à l'entrée, se dresse, depuis 1702, la croix imposante d'un calvaire. Entre 1926 et 1930, Germaine Laporte et Marthe Larcher ont peint des fresques dans la chapelle représentant des tableaux de la vie de Marie, insérés dans les paysages de Saint-Paul, inspirés par des visites d'Anne Catherine Emmerick (religieuse mystique allemande).

Le Bâtiment de la Fondation Maeght au titre du patrimoine du XXe siècle :
Réalisateur des plans de la Fondation Maeght, Joseph Lluis Sert a voulu adapter une construction fonctionnelle au contexte naturel, créer un musée dans la nature. Dans la construction au milieu des arbres, on a soigneusement conservé les déclivités du sol, plaçant certaines salles à des niveaux différents pour éviter la monotonie. Des matériaux simples ont été choisis : la pierre extraite de la colline employée pour les murs d'enceinte et de soutènement, le béton brut de décoffrage et les briques roses modelées à la main et cuites au feu de bois selon la tradition locale. Les grands impluviums qui surmontent et allègent la construction servent à collecter l'eau de pluie.