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«Il était une fois un vieux village de
belle pierre.
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Ce bijou de notre chère Provence ne s'est pas fait en un jour ; le décor est planté, comme figé et immuable, pourtant façonné pendant des siècles par Dame Nature et la main de l'Homme. A la période de la haute antiquité classique, deux civilisations majeures vont se succéder, posant les fondements de notre culture méditerranéenne.
Saint-Paul verra le jour au XIe siècle et bientôt le castrum Santo Paulo (château de Saint-Paul), dont seul le donjon subsiste, dominera le village. |
Vue du village (© J. Gomot) |
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Durant la seconde moitié du Moyen Age, la région sera administrée par les Comtes de Provence dont deux, le Comte Raymond Béranger V au début du XIIIe siècle et la Comtesse Jeanne 1ere d'Anjou au XIVe, marqueront l'histoire de notre village. En devenant Comte de Provence, par l'acquisition des droits comtaux de Douce, son épouse, Raymond Béranger 1er permet au castrum de Saint-Paul d'émerger des temps obscurs. En 1227, Raymond Béranger V, Comte de Provence, accorde des privilèges et franchises communales ainsi qu'un marché. Saint-Paul devient une ville de notable. Jeanne 1ere, Comtesse de Provence, Reine de Naples octroie l'usage des eaux du Malvan à Saint-Paul. Selon une légende, cette Reine aurait noué une idylle romantique avec un page du nom d'Aubépin, qu'elle aurait retrouvé un jour poignardé. Depuis, cet endroit serait fleuri par un buisson d'aubépines rouges. Durant son règne, la Provence et Saint-Paul connaissent la peste. A la mort de la Reine, Saint-Paul capitule et se rallie à la maison d'Anjou. En 1418, un acte émanant de Louis III qualifie Saint-Paul de «Ville Royale» traduisant son importance militaire, administrative et la dépendance directe de la souveraineté du Comte-Roi. L'union de la Provence à la France, préparée par Louis XI et le Roi René, ayant été proclamée le 15 janvier 1482, Saint-Paul est désormais française.
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A la Renaissance, ce sont les assauts incessants de Charles Quint qui vont susciter la création du Prêt Carré par François 1er. Le Roi décide de faire construire des remparts modernes à Saint-Paul. Le maître d'uvre choisi est François de Mandon de Saint-Rémy. Ces constructions n'ont pas été sans conséquences pour les habitants. En effet, de nombreuses maisons ont été démolies et les habitants ont dû partir dans les villages avoisinants. Depuis la fin de l'Empire, les fortifications avaient été abandonnées. Cependant, en 1832 un comité du génie militaire décidait de les restaurer. En 1870, Saint-Paul est démilitarisé. Les remparts sont mis aux enchères. Pour cause d'utilité publique, le maire de la commune négocie avec le gouvernement français afin d'éviter leur démolition. En 1872, le maire achète donc ses remparts pour 400 Francs ! Sous la luminosité méditerranéenne, les imposants remparts, se hissant au milieu de la campagne provençale, façonnent un site prestigieux qui, peu à peu, avec l'attrait naissant de la Côte d'Azur, va attirer les artistes et les touristes. Le développement des nouveaux moyens de communication tel que le tramway ainsi que les conditions climatiques, et l'environnement bénéficiant d'une lumière exceptionnelle ont été des atouts importants quand à l'essor de la Côte d'Azur. Ce cadre et cette lumière ont été source d'inspiration pour de nombreux artistes.
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Les remparts (© J. Gomot) |
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1920 : une pléiade de peintres, initiateurs des écoles du XXe siècle, y est accueillie : Matisse, Soutine, Chagall, Renoir, Signac, Modigliani, Dufy, mais également des écrivains tels que Gide, Giono, Cocteau, Prévert, puis plus tard des cinéastes et scénaristes : Clouzot, Cayatte, Audiard ainsi que des stars françaises et internationales : Yves Montand, Lino Ventura, Simone Signoret, Romy Schneider, Roger Moore, Tony Curtis Ces artistes viennent essentiellement à l'hôtel «Le Robinson» dirigé par Paul Roux (aujourd'hui devenu la Colombe d'Or) et à «La Pergola» puis «La Résidence» dirigé par Ferdinand Issert (aujourd'hui «Le Café de la Place» ). En juillet 1964, est inaugurée la Fondation Maeght par André Malraux. Ce lieu a été conjointement conçu par Aimé et Marguerite Maeght et des artistes tels que Giacometti, Chagall, Miró, Calder. |
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Yves Montand, Lino Ventura, Marius Issert (ancien maire de Saint-Paul)
au jeu de boules
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