Le chemin des chapelles

Gardiennes de Saint-Paul, la chapelle Saint-Michel (XIIe siècle), située dans l'enceinte du cimetière et la chapelle Sainte-Claire (XVIe siècle), face à l'entrée du village, furent des lieux d'accueil autant que des lieux de culte. Notre-Dame de la Gardette, appelée aussi chapelle Saint-Georges, tire son nom d'un lieu qui servit de refuge aux habitants au cours du Moyen-Age. Celle de Saint-Charles et Saint-Claude est la plus récente (XVIIe siècle). La chapelle Saint-Roch, nichée dans le quartier de la Fontmurade, se trouve sur la route de la Colle. Témoins privilégiés des péripéties de l'Histoire, les chapelles, de par leur vocation, sont tour à tour humbles, élégantes ou protectrices. Des traits de caractère qui les rendent uniques. Sur leur chemin, l'aqueduc est encore visible sur une centaine de mètres. Il est soutenu par des arcs construits en briques et en pierres calcaires. Durant longtemps, il a permis de diriger l'eau des sources vers les moulins et les lavoirs. L'usage des eaux a été accordé à la communauté saint-pauloise en 1349 par la reine Jeanne, comtesse de Provence.

Sur les traces de la vie

Transfuges de l'Histoire, les demeures séculaires aux toitures ruisselantes de roses chuchotent leur attachement à un village fier de son patrimoine qui compte aujourd'hui 3000 âmes. Parmi elles, 350 vivent au cœur de la cité. Garant de cette richesse, Saint-Paul s'est fait un devoir de transmettre aux générations futures son passé et son art de vivre. A travers des actes concrets, la restauration de maisons, le soin apporté à chaque détail, les Saint-Paulois insufflent à Saint-Paul son énergie.

 
Le jeu de boules

Ici résonnent les rires et les voix des joueurs qui viennent taquiner le "boutchin". Tous les milieux sociaux continuent de s'y rencontrer sous le regard amusé des passants. Véritable rituel, la pétanque est bien plus qu'un simple jeu, c'est un mode de communication universel.