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Henri-Georges Clouzot : les années heureuses à Saint-Paul de Vence

Nous célébrons cette année le 40ème anniversaire de la disparition d’Henri-Georges Clouzot.

Du début des années 1950 à la fin des années 1960, le cinéaste séjourna régulièrement à Saint-Paul de Vence. Celui que l’on surnomma « le Hitchcock français » pour ses célèbres films à suspense fut un hôte fidèle de l’auberge de la Colombe d’Or.

La proximité des studios de la Victorine à Nice et la présence au village d’autres personnalités du cinéma comme Yves Montand, André Cayatte ou Jacques Prévert, ne sont sans doute pas étrangers à au fait qu’Henri-Georges Clouzot fit de Saint-Paul de Vence sa seconde résidence.

C’est d’ailleurs à Yves Montand qu’il proposa le premier rôle de son film Le salaire de la peur pour lequel il obtint un prix au Festival du Film de Cannes en 1953. Henri-Georges et Véra Clouzot furent accueillis avec gentillesse et bienveillance par Paul et Baptistine Roux, les propriétaires de la Colombe d’Or. Afin qu’ils se sentent à Saint-Paul de Vence « comme à la maison », ils firent construire dans le jardin de l’auberge un bungalow confortable.

Au village, Clouzot put cultiver ses deux passions : la photographie et la peinture. C’est Georges Braque qui, dit-on, lui apprit à peindre. Après guerre, à l’heure où Saint-Paul de Vence devient le « Saint-Germain-des-prés » de la Côte d’Azur et que les Maeght forment leur projet de créer une fondation d’art au village, Clouzot y retrouve de nombreux artistes, comme Georges Braque ou Mirò. Collectionneur averti, Henri-Georges Clouzot rassembla une collection de tableaux des grands noms de l’art moderne, de Dubuffet à Picasso.

Entre Vallauris où habitait Picasso et Saint-Paul de Vence où résidait le cinéaste nacquit le projet du Mystère Picasso, un film avec un seul acteur face à la caméra : Picasso. Tourné en 1955 aux studios de la Victorine à Nice, ce film génial permet de découvrir en temps réel grâce à une toile transparente, le processus de création de Pablo Picasso.

En 1963, quelques années avant de quitter son refuge de la Colombe d’Or, Henri-Georges Clouzot épouse à la mairie du village, Inès sa seconde femme. Ce mariage symbolise à merveille les années heureuses du cinéaste à Saint-Paul de Vence.